La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a clôturé, ce mardi 27 octobre 2026, à Rome, en Italie, les travaux de son conclave. Ces assises ont été consacrées à l’évaluation de son action depuis sa création, le 19 mai 2025, ainsi qu’à l’examen de la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration publiée au terme de ce conclave, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga rejettent tout changement de la Constitution visant à prolonger le pouvoir en place, tout troisième mandat présidentiel, tout report des élections prévues en 2028 ou tout maintien au pouvoir par le contournement des échéances constitutionnelles. Ils s’opposent également à toute prise du pouvoir par les armes ainsi qu’à toute tentative de balkanisation de la RDC.
« À la suite de l’adoption, le 23 octobre 2026, après une nouvelle délibération de l’Assemblée nationale, du texte fixant les conditions d’organisation du référendum, la C64 rappelle qu’une majorité parlementaire, quelle qu’elle soit, ne peut s’affranchir de la Constitution. Une loi sur le référendum ne saurait contourner les verrous de l’article 220, notamment ceux relatifs au nombre et à la durée des mandats présidentiels », lit-on dans cette déclaration.
Réagissant à la récente prise de parole du président Félix Tshisekedi devant les députés nationaux et les sénateurs membres de l’Union sacrée au sujet de la Constitution du 18 février 2006, les leaders de la C64 affirment qu’« aucune ambition personnelle ni mission invoquée par Félix Tshisekedi et ses partisans ne justifie la confiscation du pouvoir ou la remise en cause de l’alternance démocratique ».
Ils estiment, par ailleurs, que « la Constitution n’a pas à être aimée ni désirée ; elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée ».
Pour la C64, la Loi fondamentale s’impose à tous, sans exception. « Fidèle à l’article 64 de la Constitution, la C64 oppose la même exigence constitutionnelle au pouvoir et aux mouvements armés. Elle condamne le projet de “coup d’État constitutionnel” visant à détourner les institutions et les forces de sécurité pour maintenir le pouvoir en place au-delà des limites constitutionnelles. Elle condamne aussi avec la même fermeté le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’y installer. L’accès au pouvoir, son exercice et le maintien dans les fonctions doivent respecter la Constitution et les lois de la République », soutient la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel.






