Depuis lundi, à Kolwezi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, des creuseurs artisanaux en colère manifestent dans les rues pour dénoncer les contrôles et la fermeture de certains centres de traitement et comptoirs d’achat de minerais exploités par des ressortissants chinois. Ces mesures compliqueraient l’écoulement de leurs produits miniers. Les manifestants réclament également la mise en place effective des 33 zones d’exploitation artisanale annoncées par le gouvernement.
Selon le journaliste Patient Lukusa, spécialiste de la région, le mouvement de protestation, qui s’est poursuivi ce mardi 20 octobre, paralyse les activités minières, commerciales et scolaires dans plusieurs quartiers de la ville, notamment UCK, Luilu et Kapata. Pour exprimer leur colère, les manifestants ont érigé des barricades sur plusieurs axes routiers, brûlé des pneus et saccagé des commerces ainsi que des véhicules.
La société civile locale fait état d’au moins une dizaine de véhicules incendiés ou saccagés, dont sept camions chargés de minerais brûlés lundi sur l’axe Kasulo-Luilu. Des passagers auraient également été blessés au cours de ces incidents.
Ces manifestations interviennent au lendemain de l’expulsion, par la Direction générale des migrations (DGM), de 114 ressortissants chinois et philippins en situation irrégulière. Parmi eux, 70 provenaient de Kolwezi, dans la province du Lualaba, et 44 de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Certains étaient impliqués dans des activités irrégulières liées à l’achat de produits miniers.






