Seize mille cent cinquante-cinq détenus dans une prison construite pour 1 500. Face à cette surpopulation, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a décidé de suspendre provisoirement l’admission de nouveaux détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, sauf dérogation dûment justifiée.
La mesure figure dans une circulaire du 21 octobre 2026, annoncée le même jour par le cabinet du ministre dans le communiqué n° 0038. Le texte évoque un contexte de surpopulation carcérale « particulièrement préoccupante ». L’établissement compte actuellement 16 155 détenus, dont 303 femmes et 201 enfants en conflit avec la loi, soit près de onze fois sa capacité d’accueil.
Le cabinet présente la décision comme exceptionnelle, conservatoire et provisoire. Elle répond, selon lui, à des impératifs sécuritaires, sanitaires et humanitaires. Elle vise à prévenir une aggravation des conditions de détention et à préserver la sécurité comme la dignité des personnes privées de liberté. L’État y réaffirme sa responsabilité en matière d’administration pénitentiaire et de protection des détenus, conformément à la loi du 15 juin 2023 sur les principes fondamentaux du régime pénitentiaire.
Le gouvernement réitère enfin son engagement à poursuivre les mesures de désengorgement des établissements pénitentiaires, à améliorer les conditions de détention et à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.






