Goma, 10 octobre 2026 — Réunis le 9 octobre à Entebbe, en Ouganda, sous l’égide du président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo Mulumba, et la délégation de la Convention pour la révolution populaire (CRP), conduite par Thomas Lubanga Dyilo, ont échangé sur la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Au cœur des discussions : les violences contre les civils, les déplacements de populations et les accusations réciproques impliquant notamment les FARDC, la CODECO et la CRP.
Thomas Lubanga a dénoncé des exactions qu’il attribue aux FARDC et à la CODECO. De son côté, le gouverneur militaire de l’Ituri a mis en cause les agissements de la CRP.
Pour Yoweri Museveni, l’interruption du processus de paix engagé en avril dernier, en raison de l’épidémie d’Ebola, constitue un facteur majeur de la détérioration de la situation sécuritaire.
Décision majeure : le président ougandais a proposé une nouvelle rencontre dans un délai de deux semaines. Il a également appelé les deux parties à donner des instructions à leurs combattants afin de limiter les affrontements armés sur le terrain.
Cette initiative ouvre la voie à une reprise des discussions. Toutefois, aucun accord de paix formel ni aucun cessez-le-feu officiel n’a été annoncé dans le compte rendu de cette rencontre.
L’enjeu est désormais de passer des engagements politiques aux actes, afin de réduire les violences et de protéger les populations civiles de l’Ituri.
Si les efforts de médiation de Museveni permettent d’obtenir une désescalade entre les forces gouvernementales et la CRP, un autre front sécuritaire majeur devra retenir l’attention : les attaques des ADF, qui continuent de menacer les populations dans l’est de la RDC. La protection des civils doit rester au centre de toutes les initiatives de paix.






