Alors que la République démocratique du Congo continue d’enregistrer de nouveaux cas de maladie à virus Ebola, les leaders des principales confessions religieuses du pays se mobilisent à Kinshasa pour apporter leur contribution à la riposte. Il s’agit notamment des catholiques, des protestants, des musulmans et des kimbanguistes.
Lors d’une table ronde tenue jeudi 1er octobre 2026 au Centre d’accueil Caritas Congo, ils ont échangé sur leur rôle dans la prévention de la maladie, ainsi que sur la lutte contre les rumeurs, la désinformation et la stigmatisation.
À cette occasion, Mgr Donatien Nshole a invité les leaders religieux à s’engager davantage dans la prévention et à contribuer à la réussite de la riposte, au-delà de leurs différences doctrinales et de leurs pratiques religieuses.
« Il est vrai que nous avons des doctrines et des pratiques religieuses différentes. Il est aussi vrai que nous sommes tous créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. La charité n’a pas de couleur religieuse », a déclaré le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole.
Face à la désinformation qui entoure la maladie, à la résistance communautaire et à la stigmatisation des malades et de leurs proches, les communautés religieuses entendent mettre à profit leur forte implantation dans les quartiers, les écoles, les établissements de santé et sur les réseaux sociaux. L’objectif est de contribuer à la diffusion d’informations fiables afin de renforcer la prévention et la riposte.
Après Kinshasa, ces rencontres seront également organisées à Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, ainsi qu’à Beni, dans le Nord-Kivu, où elles réuniront les responsables religieux de Beni et de Butembo.
Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique, publié le 30 septembre 2026, 53 nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés en RDC, dont 32 en Ituri, 17 au Nord-Kivu et 4 au Haut-Uélé. Vingt-huit décès confirmés ont également été notifiés, dont 22 survenus dans la communauté, en dehors des centres de traitement.
Le cumul des cas confirmés s’établit désormais à 8 224, dont 3 982 décès, soit une létalité de 48,4 %.






