Une nuit noire, deux baleinières, un choc. Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre, à Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur, deux embarcations se sont heurtées sur le fleuve Congo. L’une d’elles a coulé. Le bilan, encore provisoire et non officiel, fait état de plusieurs disparus et de dégâts matériels importants.
Les circonstances exactes de l’accident restent floues. Les autorités provinciales et les services compétents n’ont, pour l’instant, communiqué ni sur les causes de la collision ni sur le nombre de victimes.
Un témoin joint sur place par Radio Okapi raconte une scène qui s’est jouée en pleine obscurité, ce qui a compliqué les secours. Selon lui, l’une des embarcations a sombré au fond du fleuve, il y aurait plusieurs morts et une trentaine de rescapés. L’autre baleinière, motorisée, a été saisie à Ngombe, dans l’attente de l’équipe d’enquête attendue de Mbandaka.
Les survivants ont été tirés de l’eau grâce aux habitants riverains et à d’autres usagers du fleuve, d’après les premières informations recueillies dans la région. Les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues. Les enquêteurs devront établir ce qui s’est passé et, le cas échéant, désigner les responsables. D’ici là, le nombre exact de victimes reste inconnu.
Le drame remet une fois de plus en lumière la sécurité de la navigation sur le fleuve Congo, axe de transport vital pour de nombreuses communautés du pays. Collisions nocturnes, surcharge des embarcations, non-respect des règles de navigation : ces facteurs reviennent régulièrement dans les accidents fluviaux en RDC. Reste à savoir si l’un d’eux est en cause à Ngombe-Lukolela, ce que l’enquête devra dire.






