KINSHASA, le 13 octobre 2026 (INFOS-DIRECTES). L’avocat et défenseur des droits de l’homme Jean-Claude Katende a réagi à l’annonce de la création, lundi 12 octobre, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila.
Dans un message publié sur le réseau social X, le président national de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) estime qu’il incombe au président Félix Tshisekedi et à son gouvernement de tout mettre en œuvre pour empêcher le retour de Joseph Kabila au pouvoir, qu’il accuse de vouloir servir des « intérêts étrangers ».
« M. Kabila a rendu public un choix qu’il avait fait depuis des années et qu’il cachait : celui de soudaniser le Congo. Maintenant, j’appelle les Congolaises et les Congolais à faire le choix de protéger le Congo contre le projet de M. Kabila et de ses alliés rwandais. Nous devons empêcher M. Kabila de revenir au pouvoir. La Constitution le lui interdit, raison pour laquelle il prend les armes. Il veut s’imposer à nous par la force. Nous disons non », a-t-il déclaré dans son message sur X.
Et de poursuivre : « Le temps de l’émotion provoquée par le banditisme politico-militaire du chef rebelle est passé. Maintenant, c’est le temps de s’organiser pour que ce monsieur ne revienne plus au pouvoir pour servir des intérêts étrangers. Ça, c’est de la responsabilité du président Tshisekedi et de son gouvernement. »
Jean-Claude Katende met également en garde contre toute banalisation de cette menace, qu’il considère comme une menace directe contre la nation congolaise.
« Une menace qui vise la nation, même petite, il ne faut pas la banaliser. Ici, elle est grande », souligne-t-il.
Alors que l’annonce de la création du FRN suscite des réactions au sein de la classe politique congolaise, la réaction officielle du gouvernement congolais est désormais attendue.






