Des affrontements se sont intensifiés vendredi 6 novembre 2026 entre les combattants du Front pour la refondation de la nation (FRN) et les forces coalisées de Kinshasa, sur plusieurs fronts de l’Est de la République démocratique du Congo. L’armée congolaise, qui a lancé une offensive contre le mouvement politico-militaire, appuie ses troupes au sol par des drones de combat, d’après les informations disponibles.
Dans la région de Minembwe, des combats sont rapportés dans les localités de Rugomero et Nyarurango, sur l’axe de Rugezi, ainsi qu’à Mukoko, Nyaruhinga et Nyamabuguma. D’autres attaques simultanées ont été lancées contre Kasika et Chulwe, dans le territoire de Walungu.
Au Nord-Kivu, le porte-parole du FRN, Lawrence Kanyuka, dénonce des bombardements à l’artillerie lourde contre les localités de Mahanga et Buhimba, dans le territoire de Masisi. Radio Okapi rapportait jeudi que les FARDC, appuyées par des Wazalendo, avaient repris le contrôle de Mahanga et de Kilongo après des combats dans la nuit du 4 au 5 novembre. ACTUALITE.CD indique que des combats ont repris vendredi à Mahanga, où le FRN tente de reconquérir le village.
Dans un communiqué, le FRN accuse les FARDC, les FDLR, des milices maï-maï, des mercenaires et des éléments de la Force de défense nationale du Burundi d’avoir intensifié leurs offensives contre plusieurs zones densément peuplées. Selon le mouvement, ces attaques visent directement les populations civiles sur différents axes. Il reproche aux autorités de Kinshasa de saper les efforts de paix de Doha en choisissant la guerre. Aucune réaction des FARDC à ces accusations n’a été confirmée à ce stade.
Ces combats surviennent moins de 48 heures après la visite à Goma du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, James Swan, qui avait appelé à un cessez-le-feu.
Le vice-président du FRN, Corneille Nangaa, a par ailleurs déclaré : « Nous n’avons pas de plan pour reprendre Uvira. » Il affirme que son mouvement n’a ni intérêt ni opportunité dans ce sens. Selon lui, le fait que des gens continuent de mourir oblige toutefois le FRN à agir pour débloquer la situation. Il assure que les capacités opérationnelles et techniques de son mouvement sont intactes et demande à l’autre partie de respecter les engagements pris, ce qui, d’après lui, permettrait de sauver le processus. En décembre 2025, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), que dirigeait alors Corneille Nangaa, avait annoncé son retrait unilatéral d’Uvira, présenté comme une mesure de confiance dans le cadre du processus de Doha.






