Quarante-deux ans après le premier recensement général de la population et de l’habitat, réalisé en 1984, la République démocratique du Congo a lancé, lundi 28 septembre 2026, les opérations de cartographie censitaire en prélude au deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2).
Lors d’un briefing spécial coanimé avec son homologue de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a annoncé le déploiement des premiers agents cartographes dans les rues de Kinshasa à partir de ce mardi 29 septembre.
Cette phase préparatoire doit permettre de repérer et de géolocaliser les bâtiments, d’identifier les ménages et les infrastructures, ainsi que de délimiter les zones qui serviront de référence lors du dénombrement général. Celui-ci est prévu pour juillet 2027.
Le lancement de la cartographie censitaire intervient après plusieurs mois de préparation, notamment le recrutement et la formation des agents, ainsi qu’une table ronde consacrée à la mobilisation des financements nécessaires à la réalisation du RGPH-2.
Selon Guylain Nyembo, le coût global du processus est estimé à 192 millions de dollars américains, dont près de la moitié devrait être consacrée à la rémunération des agents mobilisés. Le processus prévoit également la mobilisation d’importants moyens logistiques et technologiques pour la collecte et le traitement des données.
La cartographie censitaire constitue une étape essentielle du recensement. Elle vise notamment à répertorier les habitations, les immeubles et les ménages, mais aussi à confirmer ou à ajuster les aires de dénombrement provisoires établies à travers le pays. À ce stade, 130 735 aires de dénombrement provisoires ont été identifiées, selon le ministre du Plan.
L’identification et le dénombrement exhaustif des personnes interviendront lors d’une étape ultérieure. Le gouvernement présente ainsi le RGPH-2 comme une opération statistique et scientifique destinée à fournir des données actualisées sur la population et l’habitat, afin d’améliorer la planification du développement et la répartition des ressources publiques.
Le ministre du Plan assure par ailleurs que le processus est « scientifique, apolitique et anonyme », et appelle la population à collaborer avec les agents déployés sur le terrain. À Kinshasa, la cartographie doit se poursuivre pendant environ un mois avant son extension progressive aux autres provinces.
Dans les zones confrontées à des difficultés sécuritaires ou d’accès, le gouvernement prévoit d’adapter le dispositif afin de permettre la poursuite du processus. Guylain Nyembo a notamment évoqué une organisation similaire à celle mise en place pour l’Examen d’État, avec l’appui des autorités et des acteurs locaux.






