Des mouvements de populations sont signalés ce vendredi soir à Mabalako, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu). Des habitants quittent leurs villages de nuit, par crainte de nouvelles incursions des rebelles ADF, au lendemain de l’attaque meurtrière de Cantine.
Au moins 33 personnes ont été tuées et une cinquantaine de maisons incendiées lors de l’attaque attribuée aux ADF contre Cantine Aloya, dans le groupement Baswagha-Madiwe. D’après la société civile, les assaillants ont opéré à 23 h 50 le jeudi 5 novembre 2026 et ont tué certaines victimes par balle, d’autres par égorgement. Des motos et un véhicule ont aussi été incendiés.
Face à cette menace, plusieurs habitants fuient leurs domiciles pour rejoindre des zones qu’ils jugent plus sûres, notamment Mabalako, Butembo et la ville de Beni. Une autre source locale indique que les activités socio-économiques sont restées paralysées à Cantine-Aloya ce vendredi matin.
Le président de la société civile du groupement Baswagha-Madiwe, Justin Paluku Kavalami, dénonce une faille sécuritaire. Il affirme que des renforts des forces loyalistes avaient été déployés dans la zone, notamment jeudi, sur l’axe par lequel les assaillants seraient arrivés, et dit ne pas comprendre comment l’ennemi a pu contourner ce dispositif.
Du côté des autorités, l’administrateur du territoire de Beni s’est rendu à Cantine vendredi pour constater les dégâts, sans communiquer officiellement. Selon des sources locales, les forces conjointes FARDC-UPDF, appuyées par des Wazalendo, ont lancé des opérations de poursuite le lendemain matin. Jusqu’à vendredi matin, l’armée n’avait pas communiqué officiellement sur cette attaque.






