Le Mouvement d’action pour le redressement du Congo (MARC), parti politique dirigé par l’opposant Claudel André Lubaya, dénonce les arrestations arbitraires, les détentions au secret et l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques sous le régime du président Félix Tshisekedi.
Dans une déclaration politique publiée ce jeudi 29 octobre 2026, le MARC cite notamment les cas d’Emmanuel Shadary, d’Aubin Minaku, de Ngoy Mulunda, de Ludovic Kalengayi Bukasa, de Parole Kamizelo, de Dunia Kilanga, de Stéphane Shisso et de Merley Vuvu, ainsi que ceux de nombreux autres citoyens inquiétés en raison de leurs opinions. Ces situations illustreraient, selon le parti, « une dérive autoritaire assumée » et susciteraient de vives inquiétudes quant à « l’orientation dictatoriale » que prendrait, à ses yeux, la conduite des affaires de l’État sous Félix Tshisekedi.
Le mouvement dénonce également l’instrumentalisation de la justice dans l’affaire opposant Raphaël Katebe Katoto à son frère, Moïse Katumbi. Il s’agit d’un litige foncier porté devant la Cour de cassation, en violation, selon le MARC, des lois du pays. Le parti déplore, en outre, la tenue du procès en l’absence de l’accusé.
Estimant qu’aucune raison d’État, exigence sécuritaire ou considération politique ne saurait justifier des détentions arbitraires ni la persécution des opposants, le parti de Claudel André Lubaya appelle au respect des libertés fondamentales et des garanties constitutionnelles.
Le MARC formule, par ailleurs, trois principales revendications. Il exige, premièrement, la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues arbitrairement en raison de leurs opinions ou de leurs engagements politiques. Deuxièmement, il réclame l’arrêt des arrestations arbitraires et des poursuites à caractère politique, notamment dans l’affaire opposant Raphaël Katebe Katoto à son frère Moïse Katumbi, ainsi que le respect des droits de la défense, des règles de compétence juridictionnelle et de l’indépendance de la justice. Enfin, le mouvement demande la dissolution immédiate du Conseil national de cyberdéfense (CNC), qu’il présente comme un instrument politique d’intimidation incompatible avec les principes de l’État de droit.
Cette déclaration intervient au lendemain de celle de la Coalition Article 64, qui a notamment condamné l’arrestation de l’opposant Prince Epenge à Kinshasa et exigé sa libération immédiate.






