L’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, prendra la parole ce vendredi 9 octobre 2026. Selon son équipe de communication, l’initiateur de la plateforme « Sauvons le Congo » s’exprimera à 17 heures, heure de Kinshasa.
Dans une tribune publiée en réaction à cette annonce, l’Agence congolaise de presse (ACP) s’en est vivement prise à Joseph Kabila.
« Kabila incarne l’opprobre de la Nation », lance l’ACP dans sa tribune intitulée « Que va dire l’ex-président Joseph Kabila ? ». L’agence l’accuse ensuite de s’être allié « au sanguinaire Paul Kagame pour semer mort et désolation dans son pays, la République démocratique du Congo », afin d’assouvir son insatiable soif de pouvoir.
« La seule chose que l’on attend de l’ex-président Kabila, c’est qu’il demande pardon au peuple congolais en général, et au peuple du Kivu en particulier, pour les millions de morts, les déplacements massifs des populations et les destructions matérielles », poursuit l’ACP.
L’agence accuse également l’ancien chef de l’État d’avoir trahi la mémoire de son père, Mzee Laurent-Désiré Kabila, qu’elle considère comme « assassiné par Kagame ». Elle lui reproche aussi d’avoir déstabilisé son successeur, Félix Tshisekedi, par la guerre et la félonie.
Empruntant au registre religieux, l’ACP estime que Joseph Kabila a commis « un blasphème, un crime impardonnable ! ».
Évoquant le dialogue national annoncé en RDC, l’Agence congolaise de presse affirme qu’il est hors de question d’offrir, à travers ce processus, « une opportunité d’organiser une nouvelle infiltration des institutions et de l’armée ».
L’agence conclut sa tribune en ces termes : « Le Congolais a tiré les leçons qui s’imposent : l’inclusivité ne concerne pas ceux qui ont assumé publiquement les positions de l’agresseur rwandais. Que cela soit d’ores et déjà acté ».
Cette prise de position de l’ACP soulève des interrogations quant à la neutralité et à l’impartialité dont devraient faire preuve les institutions publiques, notamment celles appelées à jouer un rôle dans l’information des citoyens et l’accompagnement du processus démocratique en RDC.






